Capa, connu et inconnu
Bibliothèque nationale de Paris, Mois de la photo 2004
Capa, de son vrai nom Endre Ernö Friedmann est né Hongrie. Il a propulsé le reportage dans l'ère du photojournalisme, et a permis aux photographes de presse de s'émanciper de l'écrit tout en affirmant haut et fort leurs convictions les plus profondes. A l'origine de l'agence Magnum. Influence par le directeur de la première agence dans lequel il a travaillé pour que les journalistes choisissent un « angle émotionnel » (ex : Trostsky). Aux photos statiques, figées et mises en scène rapportées des précédents conflits, il oppose des images spontanées, prise sur le terrain au cœur des combats. Il se rapproche encore plus de ses sujets, se focalise sur l'expression –forte- des visages. Il serre ses cadrages, conjugue action, émotion et mouvement. Toutes ses photos tentent d'interpréter l'événement, surtout la guerre, dont il atténue l'horreur par une glorification du courage des combattants, et dont il cueille la douleur des victimes en travaillant sur détails. Plus important encore, il rapporte des informations non publiées dans les magasines. Il était persuadé que pour réussir une photo, il suffisait d'aimer les gens et leur faire savoir. Il travaillait au contact direct avec ses sujets. Sa devise : «si vos photos ne sont pas assez bonnes, c'est que vous n'êtes pas assez près ». Il est mort en 1954 en Indochine, en explosant sur une mine anti-personnel.

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